Formation et structure du serti

Introduction

Le sertissage est l’opération qui permet l’assemblage du couvercle au corps par accrochage du rebord et de l’ourlet. L’élément qui se forme suite à cette opération est appelé « serti ». La machine servant à réaliser cette opération est appelée « sertisseuse » (Figure 7).

schéma d'une tête de sertisseuse et d'une sertisseuse

Dans le cas des boîtes à trois pièces, le corps et le fond de la boîte sont aussi assemblé par sertissage. Cependant, cette opération est réalisée au niveau des usines de fabrication des boîtes et non pas au niveau des conserveries.

Formation du serti

Le serti est composé de trois replis de couvercle et deux replis du corps, plus un joint d’étanchéité approprié emprisonné dans ces multiples replis (Figure 8). Il forme ainsi un scellage rigide et hermétique.

coupe du serti d'une boîte

Au cours du sertissage, le rebord du corps et celui du couvercle (ourlet) s’imbriquent pour former une structure mécanique solide (serti). La formation du serti se déroule généralement en trois étapes (Figure 9) :

  1. La mise en compression ;
  2. la première passe et
  3. la deuxième passe.

étapes de formation du serti

Mise en compression

Sur la boîte, dotée du couvercle à sertir dans lequel le mandrin est venu s’encastrer, on applique une force de compression verticale dirigée du bas vers le haut, par l’intermédiaire d’un plateau de compression qui plaque les deux éléments l’un contre l’autre. Cette force est développée par un ressort plus au moins comprimé (Figure 9).

Le rôle principal de la compression est de maintenir le couvercle pendant toute l’opération du sertissage. Une compression excessive ou insuffisante peut se traduire par des défauts de serti qui ne peuvent être corrigés dans les phases ultérieures.

Première passe (roulage)

L’opération de première passe est aussi appelée « opération de roulage » car elle permet d’enrouler l’ourlet du couvercle autour du rebord du corps. Pour ce faire, on utilise une molette présentant un profil (gorge) spécial (Figure 9).

Le roulé obtenu suite à la première passe contribue de façon déterminante à l’obtention d’un serti correct. Il ne doit être ni trop lâche, ni trop serré (Figure 10). Les défauts dus à une première passe défectueuse ne peuvent être corrigés au cours de la phase suivante. La première passe sera correcte si les conditions suivantes sont remplies :

  1. Bonne hauteur de la tête de sertissage (distance entre la surface supérieure du plateau et la partie inférieure du mandrin).
  2. Force de compression adéquate.
  3. Alignement correct des molettes de sertissage avec le mandrin.
  4. Serrage adéquat de la molette de première passe.

première passe normale

A la fin de l’opération de la première passe, la molette de première passe se rétracte et n’est plus en contact avec le couvercle de la boîte ; la deuxième passe, alors commence.

Deuxième passe (serrage)

La deuxième passe est réalisée à l’aide d’une molette approprié caractérisée par une gorge plus plate que celle de la première passe et sert à écraser le roulé du première passe contre la lèvre du mandrin (Figure 9). En d’autre terme, elle permet de serrer le serti. Un bon serrage dépend du réglage de la molette de deuxième passe, de son profil et de son état.

Un autre rôle de l’opération de la deuxième passe c’est d’étaler le joint d’étanchéité qui remplit ainsi les interstices à l’intérieur du serti, permettant ainsi d’améliorer l’étanchéité du scellage.

La figure 11 représente une coupe de serti après la deuxième passe dans le cas normal.

deuxième passe normale

Structures du serti

Les différentes structures d’un serti sont représentées sur la figure 12. La mesure et l’évaluation de ces structures est indispensable pour le réglage de la première et de la deuxième passe, mais aussi pour juger l’étanchéité de la fermeture (voir § : 6.2. Examen dimensionnel).

structure du serti

Les spécifications du serti (Normes de serti) sont fournies par le fabricant des boîtes et couvercles. Pour chaque caractéristique mesurée sont fournie, généralement, trois ensembles de dimensions : la valeur optimale, la valeur minimale et la valeur maximale. L’objectif (valeur optimale) est une dimension idéale servant au réglage de la sertisseuse. La tolérance ou limites  d’acceptabilité (valeurs minimales et maximales) fixent le domaine de valeurs correspondant à un bon serti. Lorsque ces limites sont dépassées, il est nécessaire de prendre des mesures correctives.

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